PÂTÉ CHINOIS FAIT PEAU NEUVE

août 15th, 2007 by Lalionne

N’en déplaise à Papistache, mon blogue crée quelques petits inconforts chez moi.

Du coup, il a changé d’adresse, parce que j’ai maintenant envie de voler de mes propres ailes dans l’Open Source des blogues… (C’est mon chevalier binaire qui se dorera le bouclier!)

Vous y trouverez mes anciens billets (et ceux qui suivront le présent message) à cette adresse.

VOICI LA NOUVELLE ADRESSE DE PÂTÉ CHINOIS :

http://patechinois.wordpress.com/

Quelques mises au point devront être effectuées (certaines données ont mal été transférées)… Mais la Reine du foyer saura y mettre sa touche!

Je souligne

août 15th, 2007 by Lalionne

Mon blogue, son apparence…

(Superficielle, Lalionne.)

Je déteste les sites où il faut passer le curseur pour voir où se trouvent les liens, ce qui, ne me le rappelez pas, est le cas ici. D’accord, le style de la police change, mais n’en reste pas moins qu’un site où il est plaisant de naviguer présente les liens en souligné, et mon blogue ne le fait pas. Grogne.

D’où, entres autres, ma recherche d’un nouveau thème offert sur Québec blogue. Un thème, parce que Lalionne est très paresseuse et a choisi une formule tout inclus. Tout inclus, mais modifiable. Rien ne m’exaspère plus qu’un «package deal» qui ne peut pas être amélioré et modifié. Donc, ici, j’arrive à modifier quelques trucs…

…Mais pas tous. Je commence à observer les limites. Chaque thème présente des aspects que j’éviterais. Certes, je crois bien que Matt le grand Manitou ferait les modifs à ma demande, ou me demanderait de lui envoyer mon thème modifié… Mais là, je vous avoue que mon passe-temps est plus l’écriture que la mise en page de sites Web.

Alors, Lalionne, de quoi te plains-tu?

De rien.

Pourquoi grognes-tu?

Je voulais simplement souligner, par peur d’une autre panne de courant, que mon blogue delionne risque de subir des modifications temporaires ou permanentes… dont le souligné.

Repos de forcenée

août 15th, 2007 by Lalionne

Je tâtonne, cherchant une nouvelle apparence pour le présent blogue. Comme lorsque je me prépare pour sortir danser, j’essaie différentes parures, mais je retourne toujours à la première, celle que vous connaissez.

J’essaie une dernière…

POUF!

Plus d’électricité. Nooooon!

NON! Et si la panne durait? Comme une bonne reine du foyer prise  par une visite surprise en flagrant délit de poussière, j’ai des vertiges : ne faites pas attention au ménage! Si la panne venait à durer, que penseraient mes visiteurs d’un logis si mal entretenu? (Espérons qu’ils n’ont pas l’électricité.)

Au clair de la lune, j’ai trouvé ma lampe à l’huile. Sans électricité, que fait-on? Pas de télé, pas d’ordinateur, pas de téléphone sans fil…

Et puis, mon micro-ondes me vient à l’esprit : avant son invention, les gens devaient tout de même manger? Alors soit, avant la venue du maître électrique, les gens devaient vivre? Que faisaient-ils?

(Ils forniquaient… Y’a qu’à voir la grosseur des familles de l’époque.)

Je devient une détenue. À la lueur de ma lampe à l’huile, je fais comme ces prisonniers qui n’ont plus rien d’autre à faire : je fais de l’exercice. Pédaler dans le noir, c’est particulier, je vous le dis.

Une, deux, une, deux. Le temps s’étire, alors je nettoie. Si mon blogue est sale, mon plancher est propre, dis-je aux témoins fantômatiques. La reine du foyer est heureuse : la poussière ne paraît pas dans le noir.

Et puis, POUF!

Le jus est revenu. La reine du foyer se dépêche de nettoyer son blogue. Certains ont-ils été assez rapides pour voir l’état lamentable de mon foyer virtuel durant la grande noirceur?

Cordonnier mal chaussé

août 14th, 2007 by Lalionne

Je continue de pédaler dans les lectures, respirant L’odeur du café de Dany Laferrière.

C’est un livre qu’on m’a prêté. (Tiens, en lisant la dédicace, je me souviens que j’ai offert ce livre à Sonpére pour son anniversaire!)

Je déteste les livres qu’on me prête, parce qu’il faut y faire attention. Impossible de tourner les coins des pages aux passages intéressants, encore plus impossible de surligner en rose ces mots qui nous éveillent.

Certains prêteurs ne veulent d’ailleurs pas que l’on ouvre trop les pages pour ne pas abîmer la couverture.

Et puis, un prêt doit un jour être retourné, ce qui nous donne le sentiment d’obligation. Obligé de le lire.
Obligé de le retourner.
Obligé de ne pas trop aimer, sans quoi le livre nous paraîtra une perte énorme. Aller acheter le bouquin par la suite? Nous l’avons déjà lu…

Je déteste. J’ai toujours pensé qu’un livre devait avoir du vécu. Un livre maculé de soupe doit être suffisamment intéressant pour ne pas arrêter sa course pour préparer le repas; un livre qui a trempé dans l’eau du bain… est un livre qui nous a vu nu.

Voilà pourquoi j’ai toujours détesté les bibliothèques. Faire attention, se sentir obligé de lire pour retourner le livre en temps, ne jamais en devenir l’acquéreur…

Cordonnier mal chaussé, c’est mon métier. Que fais-tu là, alors, Lalionne?

Et bien, chers amis…
Il se trouve en ce monde des gens qui :

  • Aiment emprunter les livres
    (car ils ne lisent jamais deux fois la même histoire (parenthèse dans la parenthèse : ceux-ci finiront bien par comprendre qu’une histoire relue est toujours une nouvelle histoire))
  • Savent prendre soin des objets
    (parfois pas, mais en bonne amie des amis des livres, je suis bien heureuse de voir que le livre a servi) 
  • Ne ressentent aucune obligation face à un délai (et/ou se fichent des délais)
    (car leur bonne amie renouvelle le tout sans maudire)

Vous pigez? Je fais le plus beau métier du monde, car je suis l’heureuse détentrice des clés ouvrant la porte du paradis! Je ne suis pas propriétaire de tous ces livres, cela va sans dire, mais pour moi, ça fait office de!

Et s’il est un grand bonheur de ma vie, c’est de partager la lecture…

(oh! J’oubliais! Pour Laferrière, c’est pas mauvais. C’est chaud, c’est lent, c’est réfléchi. Chaque phrase résonne de sa voix, le café étend ses effluves dans notre cerveau.)

Livres

août 13th, 2007 by Lalionne

Au réveil, une lubie. Surtout, ne jamais étouffer une lubie avant son temps, la vie des lubie-llules est relativement de courte durée. Un souffle du vent, un beau cerf-volant, une autre lubillule nous les font vite oublier…

Je te tiens par les ailes, ma lubillule, vite, emporte-moi!

Ma lubie de la journée, faire 5 minutes de vélo stationnaire pour chaque heure passée.

Pourquoi, Lalionne? Pour perdre des livres?

Soyons réalistes. Une livre de poids corporel équivaut à 3500 calories. Or, pour perdre 3500 calories, il me faudrait pédaler, à raison de 5 minutes par heure… 87.5 fois. Ou, si vous préférez, 7.2 heures continues.

Mais alors, pourquoi, Lalionne?

Pour prendre des livres. Pour les ouvrir… et les lire!

J’ai pris deux livres aujourd’hui! J’ai terminé On s’habitue aux fins du monde de Martin Page (bah, ordinaire), et lu d’un bout à l’autre Dernières nouvelles des oiseaux de Érik Orsenna (franchement divin! Un livre d’été, chaud mais rafraîchissant, comme Orsenna sait si bien les mijoter!)

Jaloux… trouvez votre lubillule!

Nouvelle section

août 12th, 2007 by Lalionne

Visitez la nouvelle section, celle où je range au frigo mes petits pâtés chinois selon la recette des Consignes de Paroles Plurielles.

Journal d’une vacancière

août 12th, 2007 by Lalionne

Le journal d’une vacancière a été mis à jour… Semaine 3 qui débute!

La beauté est dans l’oeil de celui qui regarde

août 11th, 2007 by Lalionne

Tipiti a trouvé un caillou.

Une pierre précieuse!

Un vulgaire caillou poli par le temps.

Une pierre précieuse avec de l’or!

Tipiti et Chou jouent sur le trottoir. Un taxi arrive, il vient certainement prendre quelque voisin paresseux. Tipti et Chou aimeraient tant faire un tour dans le taxi!

- Pour aller où?, demande le chauffeur.
- Loin, répond Chou.
- Moi, je peux aller jusqu’à la pancarte verte, Maman l’a dit, dit Tipiti.
- Moi, je peux aller beaucoup plus loin, je peux même faire le tour du bloc, d’ajouter Chou.
- Il faudra payer, mes petits amis. Avez-vous des sous?

Tipiti met la main dans sa poche, bientôt imité par Chou. Leur mine déconfite fait peine à voir. Puis, le visage de Tipiti s’illumine. Sa main tâte un objet inconnu dans sa poche.

- Je peux vous donner une pierre précieuse, dit-il.
- Précieuse?, dit le chauffeur, l’oeil avide.
- PRÉCIEUSE?, dit Chou, l’oeil avide.
- Pré-cieu-se, dit Tipiti en sortant le caillou de sa poche.
- C’est pas une pierre précieuse, c’est un caillou, dit Chou.
- C’est une pierre précieuse avec de l’or!
- C’est un vulgaire caillou poli par le temps, dit le chauffeur.
- C’EST UNE PIERRE PRÉCIEUSE POUR MOI!

Courroucé, le taxi démarre.
Courroucée, du haut de mon nid-de-pie, je fais un froncement-de-sourcils-qu’il-n’est-pas-près-d’oublier au chauffeur avide. Voulait-il vraiment berner ces deux petits?

Les deux petits regardent justement le taxi qui tourne le coin de la rue, lui envoyant la main. Pas de rancune en affaires enfantines. C’était de bonne guerre.

Tipiti range la pierre précieuse dans sa poche. Il la mettra sûrement dans son coffret ce soir, avant d’aller au lit. Il regardera chacune de ses pierres, me commentant leurs pouvoirs.

Avant de quitter Tipiti, Chou prend un de ses tracteurs. «Mais où vas-tu avec le jouet de Tipiti?», fais-je. «C’est correct, Maman, je lui ai échangé contre la mini-balle en forme de Mario!» 20$ pour 1$… C’est de bonne guerre, à voir le sourire de Tipiti!

Il fut un temps ancien où l’on échangeait de la viande contre des outils.

Il fut un jour assez lointain où un bulbe de tulipe a valu 3 fois le prix d’un Rembrandt. (Voir Tulipomanie sur Wikipédia)

Il fut une époque (qui dure encore pour certains) où le pardon du péché d’adultère se marchandait pour 3 Je-vous-salue-Marie.

Il fut un temps moderne où le red paper clip , après plusieurs échanges virtuels, est devenu une maison.

Il fut un film où une boîte à secrets a transformé la vie de l’entourage d’une certaine Amélie Poulain.

Qui peut déterminer avec certitude la valeur marchande d’un caillou ou d’un tracteur? (M’est avis que ce n’est pas le chauffeur de taxi. Froncement de sourcils.)

OVNI

août 10th, 2007 by Lalionne

Di-manche matin,
Lelion, Salionne et sa p’tit’ jett
Sont allés là-bas
Pour lui souhaiter bonn’fê-te…

Chemin faisant, les cheveux à tout vent, un OVNI est apparu dans la jett. Un satané de gros objet volant que je n’ai pas identifié, qui est venu me pincer directement sous l’oeil. Maudit sois-tu OVNI, la douleur, je ne vous dis pas! Je me sentais paralysée d’un côté du visage, oh je vais mourir, oh l’orgueil qui m’empêche de trop pleurer, oh que ça fait mal!

Di-manche matin,
Lelion, Salionne et sa p’tit’ jett
Sont allés là-bas
Avec une p’tit’ bébê-te…
Suis-je allergique à une quelconque bestiole? Vais-je enfler au point de ne plus respirer? Que ça fait mal!

Arrêt dans un dépanneur, achète un pops, et on repart!

Dimanche matin,
Lelion, Salionne et sa p’tite jett
Sont allés là-bas
Un bon pops sur la tê-te…

Douleur toute la soirée, enflure et oh! Monlion, ça fait maaaal…

Le lendemain, plus de douleur, plus d’enflure. Avais-je rêvé l’OVNI?

Avis aux propriétaires de voiture à toit ouvrant : l’OVNI vole toujours… et demeure à ce jour non identifié.

Amis pour la vie

août 9th, 2007 by Lalionne

Jinx quitte le Québec pour aller rejoindre sa française d’amoureuse en son pays.

De fait, il avait préparé une exposition qui faisait office de 5 à 7 de départ. J’hésitais à y aller, ne sachant trop qui j’allais y croiser. Grand bien me fasse, je suis bien souvent plus obéissante à mes engagements qu’à mes peurs : j’y suis allée.

Dès mon arrivée, j’ai croisé mes amis d’adolescence. Mes premiers vrais amis. Pas de ceux avec qui l’on joue par force d’être voisins ou de descendance de parents-amis… Non! Les premiers vrais amis, ceux que l’on choisit. Ceux avec qui l’on découvre la liberté, avec qui l’on fait ses premières expériences et qui font leurs premières avec nous, ceux qui, malgré eux, façonnent un peu l’adulte que nous deviendrons.

Max l’homme d’affaire, Boud le bout-en-train, Chris le sensible et Jinx l’artiste -appelés «Les yos»- étaient ces amis. Une équipée masculine qui n’a accepté qu’une fille dans la troupe pendant des années. Ils me trimballaient partout, j’étais toujours la bienvenue, j’étais des leurs. Nous ne  faisions pourtant rien d’extravagant : comme tous les jeunes ados, nous «bummions» au dépanneur, nous  regardions des vidéo, écoutions de la musique et discutions de la vie, sans réellement penser plus loin que le bout de notre nez. Nous étions de toutes les fêtes, nous parlions des heures au téléphone, nous étions amis.

Nombriliste, j’avais l’impression qu’ils étaient à eux seuls l’univers tout entier. Ils étaient pour moi, Lalionne écorchée, source de bonheur quotidien. Ils ont longtemps revêtu l’image de l’amour : attentionnés, drôles, authentiques, loyaux, fidèles. (Qualités que j’ai d’ailleurs retrouvées chez Monlion!)

Ils ont également été l’idée que j’avais de l’amitié : quatre types qui se respectent et s’entraident. Quatre  types et une fille, qu’ils respectent tout autant et la valorisent. Ils m’acceptaient telle que j’étais. (Du coup, il va sans dire que lorsque j’ai croisé mes premiers amis de sexe féminin, j’en ai pris un coup!)

Un lien secret et unique nous unit toujours à ce genre d’amis, que nous les croisions tous les jours ou une fois aux 5 ans. Du moins, c’est ce que j’ai pensé en arrivant à l’exposition.

Sans «Quoi de neuf?» ou autre parole d’usage, nous avons repris nos discussions à bâtons rompus et sommes allés bummer au dépanneur. Comme toujours, ils se sont préoccupés de mon petit bien-être, de mon petit bonheur : «Dis, Lalionne, attends! Je ne voudrais pas que tu te fasses frapper en traversant la rue!», «Tu veux que je t’apporte un verre?», «Tonlion, j’espère qu’il est gentil avec toi, sinon…» Comme il y a 17 ans, ils m’ont acceptée d’emblée dans la troupe.

La fougue de l’adolescence aidant, nous avions juré nos grands dieux que nous serions amis pour la vie. Je pense que c’était vrai…